Hisser les voiles

12:16, 16/08/2007 .. 3 commentaire(s) .. Lien Permanent
Après les retrouvailles et un petit séjour pour visiter quelques unes des merveilles barcelonaises comme le musée maritime, l’Hospital de San Pau et la Sagrada Familia, l’équipage composé des deux marins, de la fille du capitaine et de Brigitte est prêt à quitter le port catalan. Vendredi 3, le départ s’effectue sous un ciel bleu faïence, une mer calme, un vent timide, drôle d’impression pour les terriens habitués à voir les deux tours et la 3ème en forme de suppositoire rapetisser depuis la plage. Soleil et baignade, le temps nous permet de naviguer toute la nuit, les filles à bord feront leurs quarts comme les autres, profitant du soleil couchant puis levant sur l’étendue cristalline. La costa catalana offre à babord une vue de roches et petites criques paradisiaques, peu de bateaux et aucun poisson mordant à notre ligne. Après un bref arrêt au port de l’Escala (nom de boite de nuit qui en avait également l’image, et les tarifs !) nous décidons de nous réfugier pour la nuit dans une crique pour y mouiller en paix. Serait-ce l’attrait touristique de la zone en cette saison touristique ou les prix exorbitants du port ? nous n’étions pas seuls dans ce petit paradis, où nous pêchâmes 4 oursins pour l’apéro, première expérience gustative pour Juju et Briget. « il n’y a pas de mouillage pépère » dixit le capitaine, on le vérifiera la nuit même quand le vent se lèvera, réveillant père et fille qui depuis 4h du mat attendent le lever du soleil pour remettre les voiles. Cadaquès nous voilà ! Enfin un village qui depuis la mer ravit nos mirettes, arrêtés au mouillage près d’une des plages, nous mettons la barquette à l’eau et ramons jusqu’au bord, de loin le sortilège éclate de son jaune poussin, nous nous octroyons une belle balade rythmée par les cigales dans les ruelles étroites de pierres sèches. Belle vue depuis la terrasse d’un bar local, où tout à coup Paul croit apercevoir le bateau se faire la malle, effectivement, une tache jaune dérivait sous les effets du vent qui s’était levé en rafales capricieuses. L’ancre s’était décrochée et le bateau s’en allait. Panique ! Paul et Julien, ni une ni deux, à la flotte et à la nage, demandent alors l’aide d’un père de famille en vedette. Brigitte et moi nous continuons la marche jusqu’à la barque que nous mettons péniblement à l’eau pour retrouver l’équipage. Plus de peur que de mal, deux hommes du club nautique avaient pris les devants en essayant tant bien que mal de récupérer le bateau en fuite avec deux zodiaques à moteur. Pas le temps de saluer le grand maître Dali, on repart pour mouiller de nouveau pour la nuit dans une crique qui elle aussi se révèlera peu abritée du vent. C’est au moteur que le sortilège fera son entrée au port de LLença, le temps de déposer Brigitte qui devait retrouver un train l’emmenant à Barcelone, le temps de deux trois courses. Lundi 6 nous voguons vers Port Vendres, où nous voyons d’énormes bateaux de pêches, en déduisant qu’il doit bien avoir quelques poissons dans ces eaux que nous pensions stériles. Là, le temps vire à la chienlie, pluie et orage nous obligent à nous réfugier dans un resto où nous dinons des moules frites abrités aux côtés de la masse de touristes ayant troqué le parasol contre le parapluie de circonstance. Mardi 7, nous repartons sous le vent au moteur, pour mouiller un peu plus loin à Collioure, magnifique ville catalane de la côte vermeille, elle aussi sous la pluie. Mon impression de dormir dans le tambour d’une machine à laver en phase essorage perdurera jusqu’au lendemain, inclinés pendant des heures, se tenant aux mains courantes, hublots verrouillés, les marins qui tiennent la barre et prennent deux ris dans la grand voile sont trempés et iodés. Julien le breton jubile des vents forcissant jusqu’à 8, tous les soirs on écoute la météo marine et j’ai enfin compris le jargon de France Inter « fisher et german mollisant 5, 1400 hectopascals etc.. » Arrêt au port La nouvelle, non loin de Narbonne et du cap d’Agde, lieu sans grand intérêt, mais qui jusqu’à présent nous sert de refuge. Quand je pense aux navigations de 4 à 5 semaines, contraignant l’équipage aux lentilles en boite, jonglant avec les postures acrobatiques pour éviter de se cogner voire pire tomber à l’eau, je me dit que les ports même s’ils sont chers ou moches, ont le bonheur d’exister !

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14:39, 29/07/2007 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Départ mercredi du Cap D’Agde, nous quittons sans trop de regrets cette station balnéaire. La mer est belle, le doux souffle du vent nord-ouest nous emporte doucement en direction du sud-ouest. Journée de navigation magnifique, une mer d’huile, le régulateur d’allure oscille tranquillement, prend la main et nous laisse le temps de contempler cet univers magnifique. Casino et discothèques du cap n’ont pas encore conquéris cet espace vierge… Calme presque absolu, seulement la douce caresse de l’eau salée sur l’étrave, le facèllement des voiles demandant du vent et le grincement des poulies, le calme ne serait sans doute pas le même sans ces sons qui te rappellent qu’ici tout est lent, tout est beau, que tout est relatif, même le temps. Ce monde nouveau nous fait oublier le moteur, et c’est sans même penser à cette mécanique qui nous fut tant utile que nous jetons l’ancre face à St Cyprien pour dîner, le vent nous ayant oublié. Vers 23h alors que nous allions rejoindre nos couchettes, se lève une brise de terre, une appareillons sous grand voile, trinquette génoise et artimon. Le cap Cerbère et celui de Creus, frontière espagnole, se trouvent à l’horizon, nous les apercevons depuis l’après midi, c’est peut-être par cette nuit étincelante que nous les dépasseront. La lune presque pleine descend lentement derrière les montagnes, l’instant est tissé d’une sensation nouvelle. C’est en face de Cadaquès que le soleil se levant nous offre la jolie ville de Dali encore endormie entre les collines vertes. La chaleur se fait rapidement écrasante, le vent molli, quelques risées font danser les voiles. En fin d’après-midi nous passons Palamos, vaste mur de béton face à la mer. Le vent se lève, mais c’est où nous allons qu’il souffle sans ménagement. Nous pensions apercevoir Barcelone au petit matin mais c’est un cours circuit au niveau des feux de navigation qui nous oblige à faire notre entrée au port D’Arenys Del Mar. Les prix pour la nuit sont exorbitants, port avec piscine, laverie, bar et restaurant, on en profite pour faire lessive, prendre douche et s’occuper du rangement sur le bateau. Barcelone se dessine timidement à l’horizon, c’est étrange de revoir cette ville sous cet angle après y avoir contemplé, depuis la plage, les voiliers pendant tant d’années. Vers 19h nous entrons au vieux port, retrouvaille pleines d’émotions de Paul et sa fille Agathe, Catherine est là aussi, la surprise est totale. Je retrouve l’appartement que j’ai quitté il y a juste un mois, rien n’a changé le vélo est toujours attaché à son poteau, le thé est resté dans le placard de gauche, Oscar le chat s’est assagi. Nous resterons ici jusqu’à vendredi matin pour remettre les voiles vers Sète ou Paul doit remonter voir sa femme qui rentrera du Togo mis août.

Barcelone 13h!!!

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18:27, 24/07/2007 .. 1 commentaire(s) .. Lien Permanent
Dimanche 22 juillet, nous quittons le chantier après avoir effectué les derniers travaux sur le voilier. Il a reposé, haut perché, 3 jours durant dans l’aire de carénage. Nettoyage, ponçage et peinture de la coque. Perçage de la coque pour passer le nouveau), réparation du régulateur d’allure, fixation du tangon, mise en place de l’hélice drapeau et du coupe orin (disque tranchant permettant de couper un cordage lorsqu’il se prend dans l’hélice). Lundi départ à 7h30 du golf de Fos où nous avons mouillé pour la nuit. Le vent soufflant sud-est force 4-5 depuis une quinzaine d’heures a déjà levé une houle, ce n’est qu’à 9h que nous sortons du golf, vent et houle de face, même au moteur se fut difficile. Vers 11h le vent forcit, atteignant force 6, sud-est, houle du même sens de 1m5, 2m. Navigation pénible, des paquets d’eau nous arrosent, une lame déferle sur la droite, c’est la douche, le loch indique 6,5 nœuds. Puis vers 17h le vent tombe, la navigation sera désagréable jusqu'à Sète, plus un brin de vent et toujours cette fâcheuse houle de 2m, on est trimballé dans tous les sens, le carré est un vaste champ de bataille, poelle, caisse à outil au sol, même la gazinière montée sur ses axes n’a pas tenu le coup… Arrivée au port de Sète à 19h30 après 12 h de navigation et 80 miles de parcourus, ou il est plus sage de s’arrêter pour passer la nuit. C’est sans le vouloir, c’est promis et sans aucunes intentions à se faire inviter que nous nous mettons à couple d’une péniche restaurant. L’équipage se présente sur le pont pour attraper nos amarres, les présentations sont rapidement faites, petit verre de vin blanc, soupe au poireau et de poisson, c’est ce que l’on appelle un accueil chaleureux. Comme à nos vieilles habitudes, nous nous changeons et allons prendre un deuxième verre au port, les consommations sont ici servies avec une tapas de poisson, mieux qu’à Barcelone ;o) … C’est quand même bon de se retrouver à l’abri, dans le calme de cette rue il semble que nous venons d’un autre monde, tant nous étions secoués il y a à peine 1h. Mardi, nous quittons le port de Sète à 11h après un contrôle des douanes. Le vent souffle nord-ouest force 7-8. Nous prenons cap au sud-ouest pour rejoindre le port de cap dagde que se situe à 13 miles. Abrité par la côte que nous laissons à 1 mile sur bâbord, la mer n’a pas le temps de se former et le vent légèrement soulevé par les collines nous fait cadeau de 2 indices, ne soufflant qu’à force 6… Navigation sous trinquette génoise et artimon, bonne gîte, la mer vient caresser le pont sous le vent. 2h30 plus tard nous sommes au cap, arrêt au port, car le vent nord-ouest ayant tournée ouest nous obligerait à prendre un cap plus éloigné de la côte, et les crêtes blanches au loin montrent une mer bien formée. Le canal 16 ne s’était pas trombé pour la météo.

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